| L'audiovisuel est notre langage... |
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Chaque année nous attendons avec une certaine anxiété les films qui doivent arriver au Comité pour le Bilan. Chaque année les débuts de la sélection semblent difficiles, peu enthousiasmants, une sorte de panique du recommencement, de l'habitude, du déjà-vu, de la moyenne sans passion… Chaque année cependant c'est la même et émouvante constatation, ce n'est pas une simple répétition, ce n'est pas une poursuite banale sur les mêmes chemins et les découvertes se font, des émerveillements et des débats fougueux s'annoncent. En ce sens surprises sans surprise, notre nouvelle moisson renouvelle comme d'habitude les habitudes. Nous assistons à une arrivée en force de jeunes anthropologues pour qui l'audiovisuel semble être le moyen d'expression privilégié de leurs recherches, une manière de penser spécifique. Serions-nous déjà arrivés à cette "anthropologie hors-texte" qui propose l'autonomie d'un langage audiovisuel pour restituer les différents espaces de l'émotion, du mouvement, des corps, de la durée, de la sensibilité sonore ? Dans cette voie d'explorations nouvelles nous rencontrons non seulement de jeunes réalisateurs mais aussi nous recevons des productions qui cassent les anciennes frontières de l'exotisme. Des réalisations nombreuses en provenance de l'Asie (Chine, Inde, Japon, Népal, Taïwan) du Moyen-Orient (Égypte, Israël, Liban, Syrie), viennent renforcer l'habituelle production sur et en provenance des autres parties du monde. |
Il ne s'agit pas seulement d'horizons différents mais également d'une appropriation de plus en plus intime du langage audiovisuel dans sa complexité, ses richesses et la multiplicité légitime de ses usages. Cette nouvelle anthropologie hors-texte est en marche et ses auteurs commencent à se faire reconnaître sans pour autant occulter les réalités dont ils se préoccupent et qu'ils offrent à notre réflexion. |
Cette année nous ne consacrerons pas de séance spéciale aux "films d'étudiants" mais les écoles d'anthropologie visuelle sont bien représentées : onze premiers films en provenance de Bayreuth, Harvard, Leiden, Manchester, Nanterre, Paris-EHESS, Strasbourg-Marc Bloch, Tromsö, Zurich…. Sans aucun doute ces films méritent d'entrer en compétition avec les autres. |
Ainsi donc nous allons, cette année encore, redécouvrir et réinventer le monde grâce à l'étonnement merveilleux de la démarche audiovisuelle. Merci, merci sans fin à tous ceux qui nous envoient leur message, souhaitent nous faire partager leurs regards, leurs quêtes, leurs interrogations, leurs émotions, leurs rencontres. Merci aussi à tous nos partenaires dans cette aventure que nous ne pourrions jamais mener sans leur aide précieuse, chaleureuse. Grâce à eux nous pouvons espérer continuer ce que Jean Rouch souhaitait en faisant un film : "partager nos rêves". |
Marc H. Piault
Président du Comité du Film Ethnographique |
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| La continuité et la relève |
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Depuis de nombreuses années, le CNRS soutient les actions menées par le Comité du film ethnographique et participe activement à la production de documentaires anthropologiques.
Le Bilan constitue un rendez-vous important, un moment de rencontres et d'échanges permettant de s'ouvrir à tous les regards, de découvrir de nouveaux talents et de nouveaux thèmes de recherches. Dans ce cadre, le Comité joue parfaitement son rôle de fédérateur.
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Par ailleurs, depuis deux ans, le CNRS s'est engagé auprès de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) à aider de futurs anthropologues dans la réalisation de leurs premiers films. Deux projets issus de cette collaboration sont d'ailleurs présentés lors de cette nouvelle édition du Bilan. |
Mais le rôle du CNRS, et plus particulièrement de CNRS Images, se double d'une mission de sauvegarde et de diffusion des œuvres anciennes. À cette fin, la Vidéothèque du CNRS Images a déposé, aux Archives françaises du film du CNC, une grande partie des originaux images et sons de films ethnographiques et a lancé une campagne de numérisation, augmentant régulièrement le nombre des œuvres pouvant être visionnées dans leur intégralité et gratuitement sur le Catalogue en ligne. |
Ce rendez-vous est aussi l'occasion de rendre hommage à Jean Rouch, cinéaste, directeur de recherche au CNRS et fondateur de la manifestation, et de remercier tous ceux qui ont su, avec leur caméra, faire vivre cette rencontre de l'ethnographie et du film. |
Arnaud Benedetti
Directeur de la communication du CNRS
Directeur du CNRS Images |
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| Bilan du film ethnographique - 2007 |
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Le ministère de la Culture et de la Communication, à travers la direction du Livre et de la Lecture, apporte son soutien depuis 1987 au Bilan du film ethnographique : le prix Mario Ruspoli est décerné chaque année par un jury de professionnels du cinéma documentaire et des bibliothèques. |
Ce festival, reconnu depuis longtemps comme un lieu incontournable pour penser la relativité des cultures, a pris naturellement sa place dans la réflexion très contemporaine sur les nouvelles technologies audiovisuelles à la disposition des anthropologues, comme en a témoigné le remarquable colloque international de clôture de l'édition 2006.
La direction du Livre et de la Lecture, qui s’attache, au-delà du cercle international des chercheurs et des cinéastes de l’ethnologie et de l’anthropologie audiovisuelle, à faire découvrir une sélection de ce genre cinématographique original auprès du public des bibliothèques publiques ne peut qu'encourager pleinement ces actions. |
Je forme le voeu que la nouvelle édition du Bilan du film ethnographique renouvelle une fois encore les promesses de créativité chères à son fondateur, Jean Rouch. |
B. Yvert
Directeur du Livre et de la Lecture |
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Contacts : Françoise Foucault, responsable du Bilan du Film Ethnographique
Laurent Pellé, coordinateur - Tél. : 01 47 04 38 20 - fax : 01 45 53 52 82 - cfe@mnhn.fr |
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