| |
|
|
| PALMARÈS |
PRIX
NANOOK – Jean ROUCH - CFE, IRD
audiovisuel - 1 000 Euros
Mamaliga Te Asteapta – Le Village
est toujours là - (Roumanie, 2004)
– Laurentiu Calciu (Roumanie) - vidéo,
couleur, 59’ |
PRIX
MARIO RUSPOLI – Direction du Livre
et de la Lecture, Ministère de la Culture
- 1 000 euros
Sidheswri Ashram (Inde, 2004)
– Virginie Valissant-Brylinski et Bénédicte
Jouas (France) - vidéo, couleur, 43’
|
PRIX
BARTOK – Société
Française d’Ethnomusicologie –
Meilleur film sur la musique - 1 000 euros.
Plan séquence d’une mort
criée. (Roumanie, 2004) –
Filippo Bonini Baraldi (Italie) - vidéo,
couleur, 62’ |
PRIX
« FATUMBI », PREMIER FILM
:
Tant qu’il y aura des steppes
(Mongolie, 2004) – Fabienne Fourneret et
Julien Leroy (France) – Vidéo, couleur,
116’ |
MENTION
SPECIALE
Détour De Seta (Italie,
2004) – Salvo Cuccia (Italie), vidéo,
couleur, 57’ |
JURY
Marc Henri PIAULT, (France),
Président du Comité du Film Ethnographique
- Catherine BASSET, (France),
Ethnomusicologue, Société Française
d’Ethnomusicologie - Aminatou ECHARD,
(France), Réalisatrice - Inoussa OUSSEINI
(Niger), Cinéaste, Délégué
permanent du Niger auprès de l’UNESCO
- Jean-Marc LHOMMEAU (France),
Responsable de l’audiovisuel, Médiathèque
Jacques Duhamel (Plessis-Trevise) |
|
SAMEDI
19 MARS DE 10H A 18H30
Table Ronde – DVD, support de diffusion
de la recherche en anthropologie visuelle |
DIMANCHE
21 MARS DE 13H A 19H
Projection des films primés |
VINGT-CINQUIEME
BILAN DU FILM ETHNOGRAPHIQUE
Mars 2005 |
|
|
|
«
Cette manifestation permet de voir, de discuter,
de détester, d'adorer des films venus de
tous les coins du monde, le plus souvent accompagnés
de leurs auteurs prêts à se défendre
ou à découvrir avec émotion
que leur message - aussi difficile qu’il
soit - avait été vu et entendu.»
|
|
|
|
Ainsi
depuis 24 ans se déroule au Musée
de l’Homme dans la Salle de cinéma
appelée maintenant Jean Rouch, le Bilan
du Film Ethnographique qui a pour but de montrer
les tendances les plus originales de l'Anthropologie
Visuelle dans le monde. Chaque projection est
suivie d'un débat avec le réalisateur
ou un spécialiste du thème abordé
ou de la région filmée. |
| >En
savoir plus sur le Bilan du Film Ethnographique |
|
|
| |
| Nouvelles
Vagues… |
Depuis
un an Jean Rouch s’est retiré dans
les silences du sahel nigérien mais je
crois que sa voix n’a cessé de nous
parvenir, de nous provoquer et par là même
de nous encourager à poursuivre le chemin
des rencontres, des découvertes, des croisements
de regards et d’intentions. Pour faire de
la recherche disait-il « il ne faut pas
une vie mais des générations de
chercheurs ». Nous continuons donc, sans
connaître la fin et sans scénario
préconçu. Simplement nous acceptons
les rencontres, nous regardons, nous écoutons,
nous échangeons nos images et nos paroles,
nos musiques et nos bruits, nos émotions,
nos colères, nos plaisirs. Les mondes qui
nous entourent, s’affrontent, s’effondrent,
se construisent, s’usent, se métamorphosent
et nul aujourd’hui ne s’aventurerait
à en prévoir les devenirs comme
nous prétendions le faire avec ingénuité,
arrogance et passion il y a quelques années.
C’est bien cette absence de scénario
qui nous permet de nous aventurer dans la découverte,
d’approcher les actions en cours, d’identifier
de nouveaux acteurs dans des situations nouvelles
au lieu de répéter indéfiniment
les mêmes répliques. Depuis quelque
temps j’entends soupirer après ce
qui serait une « crise de l’anthropologie
visuelle ». Il me semble qu’il y a
une grave erreur d’interprétation.
La crise mortelle viendrait d’une continuité
pure et simple, d’un constructivisme débordant
et triomphaliste dans un champ clos de vérité
et d’évidences. Par contre le renouvellement,
les démarches différentes, les hésitations,
les manoeuvres singulières de nouveaux
langages, les cahots et les grincement de machineries
différentes, d’associations imprévues,
d’éclairages inventés en dehors
des naturalismes fatigués, des esthétiques
de conservatoire, tout cela trouble, intrigue
et donc signifie la constante et profonde provocation
nécessaire de l’invention. L’anthropologie
n’est pas une entreprise d’embaumeurs
et lorsqu’elle arme les regards c’est
bien pour affronter les obstacles, les murs de
vérités trop évidentes, les
couloirs tout préparés qui conduisent
aux cimetières bien rangés de catégories,
de cultures et de communautés prédigérées,
empaquetées, congelées en structures
préconstruites par les entrepreneurs du
savoir. Elle peut être errances et vagabondages,
elle peut s’égarer, elle se doit
d’être rencontres et dialogues, interrogations
plus que réponses, remises en questions
plus que catalogages, expérimentations,
hésitations, contradictions actives, doutes
bien plus que certitudes et achèvements.
Les films qui nous importent trébuchent
contre les évidences et leurs sens ne se
dévoilent pas d’un coup pour cette
simple raison que ce qu’ils signifient aujourd’hui
n’est qu’une ébauche, une proposition
relative qui demain se formulera autrement, débouchera
vers d’autres directions. |
Cette
année le vingt-quatrième Bilan du
Film Ethnographique reçoit un nombre important
de nouveaux anthropologues, des regards neufs,
des entreprises en gestation qui s’énoncent
ou s’annoncent sur des terrains inventés
différemment de ceux d’hier : qu’en
est-il donc de cette crise? Aurions-nous encore
peur des « objets inquiétants » |
Marc-Henri
PIAULT
Président du Comité du Film Ethnographique |
|
| La
relève et l’attente. |
Le
flambeau de Jean Rouch est repris et tout le monde
se sent responsable du passé et du futur.
Marc Henri Piault évoque la continuité
de la démarche de recherche et exprime
sa foi dans l’émergence de regards
neufs, de styles différents. Le CNRS ne
peut que souscrire, et son soutien au Comité
du film ethnographique ne repose pas sur la nostalgie
des démarches de pionniers. |
Le
Bilan est une manifestation importante car elle
permet justement de s’ouvrir à tous
les regards. Il faut souhaiter que le Comité
continue à tenir son rôle de rassembleur.
Son esprit d’ouverture permet la rencontre
et l’opportunité. Les nouveaux talents
et les nouveaux thèmes de recherches y
trouveront leur place. |
Le
CNRS s’est engagé avec l’Ecole
des hautes études en sciences sociales
(EHESS) à aider les jeunes chercheurs dans
la réalisation de leurs premiers films.
Mais il faut aussi trouver les moyens de sauvegarder
et diffuser les œuvres anciennes. Cet ensemble
constitue une richesse dont nous pouvons être
fiers et dont notre société a de
plus en plus besoin. |
L’anthropologie
visuelle nous propose une rencontre avec les autres.
Elle nous propose un regard méthodique
et bienveillant. C’est une démarche
indispensable dans notre société
habituée aux raccourcis et aux caricatures.
Il faut tout faire pour encourager cette attitude
et combler les attentes grandissantes de nos concitoyens. |
| Il
faut aussi remercier tous ceux qui on su, avec leur
caméra, faire naître ce mouvement. |
Pierre
Saliot
Directeur du CNRS Images |
|
|
| Pour
tous renseignements contacter : Françoise Foucault -
Responsable du Bilan du Film Ethnographique - Tél : 01
47 04 38 20 - Fax : 01 45 53 52 82 - E-mail : cfe@mnhn.fr
|
|
 |
 |
©
Comité du film Ethnographique 2001-2004 |
|
|