SAMEDI 15 MARS de 10h à 13h Ouverture du Bilan à la Cinémathèque française – Palais de Chaillot
50 ans du Comité du film Ethnographique
« Les Pionniers »
Circoncision – (Mali, 1949)
Jean Rouch (France)
16 mm – couleur – 15’ – Commentaire français
Distribution : Comité du film ethnographique ; Françoise Foucault ; tél. : 33 1 47 04 38 20 ; fax : 33 1 45 53 52 82 ; e-mail : cfe@mnhn.fr
Trente enfants du village de Hombori, au Mali, vivent le rite de la circoncision.

Bataille sur le grand fleuve – (Niger, 1952)

Jean Rouch (France)
16 mm – couleur – 33’ – Commentaire français
Distribution : CNRS Images/media ; Sophie Deswarte; tél. : 33 1 45 07 56 91 ; e-mail : deswarte@cnrs-bellevue.fr
Vingt-et-un pêcheurs sorko des îles de Firgoun, Ayourou et Koutougou vont livrer une grande bataille sur le fleuve Niger, pour chasser l’hippopotame.

Batteries dogon – (Mali, 1966)

Jean Rouch (France) – coauteur : Gilbert Rouget (France)
16 mm – couleur – 26’ – Commentaire français
Distribution : Comité du film ethnographique ; Françoise Foucault ; tél. : 33 1 47 04 38 20 ; fax : 33 1 45 53 52 82 ; e-mail : cfe@mnhn.fr
Étude des différents rythmes frappés sur des tambours de pierre, des tambours de bois et des tambours de peau.

Danses des reines à Porto-Novo – (Bénin, 1969)

Gilbert Rouget (France)
Vidéo – couleur – 31’ – Commentaire français
Distribution : CNRS Images/media ; Sophie Deswarte; tél. : 33 1 45 07 56 91 ; e-mail : deswarte@cnrs-bellevue.fr
Cérémonie pour installer une des femmes du roi de Porto-Novo, au Dahomey (actuellement Bénin), dans ses fonctions de première porteuse de cloche.
Le Temps du caméléon – (Guinée, 1957)
Monique et Robert Gessain (France)
16 mm – couleur – 25’ – Commentaire français
Distribution : CNRS Images/media ; Sophie Deswarte; tél. : 33 1 45 07 56 91 ; e-mail : deswarte@cnrs-bellevue.fr
À Youkounkou en Guinée près de la frontière sénégalaise, des cérémonies publiques marquent l’initiation des garçons coniagui.
LUNDI 17 MARS de 10h à 13h Au Musée de l’Homme
Pouvoir des médecines « traditionnelles »
Iboga, les hommes du bois sacré – (France et Gabon, 2002)
Gilbert Kelner (France)
Vidéo – couleur – 53’ – Commentaire et sous-titres français
Production : Artline Production ; Olivier Mille ; tél. : 33 1 45 55 14 19 ; fax : 33 1 45 55 18 47 ; e-mail : artline@wanadoo.fr
Du Muséum d’histoire naturelle à Paris, à l’hôpital du docteur Schweitzer, en passant par la forêt équatoriale du Gabon, Mallendi, un jeune maître guérisseur, et son père spirituel nous entraînent dans un voyage initiatique sur les traces de l’iboga, plante visionnaire, maîtresse des cérémonies secrètes du culte bwiti, dans lequel on entre pour « se découvrir et se connaître soi-même ». En ouvrant les portes de la perception, l’absorption d’iboga permet aux initiés de se confronter au passé pour réévaluer le présent et préparer le futur. Une initiation religieuse tout autant que thérapeutique : cette plante qui fait le lien avec le sacré a le pouvoir de soigner, et l’ibogaïne, un alcaloïde contenu dans la racine, est aujourd’hui au cœur de la recherche neuropharmacologique.
Le Secret du secret – (Suisse, 2001)
Louis Mouchet (Suisse)
Vidéo – couleur – 52’ - Version française
Production et Distribution : ADAVI ; tél. : 41 22 774 05 27 ; fax : 41 22 774 06 71 ; e-mail : ps@adavi.ch
« Faire le secret » signifie, dans le Jura suisse, avoir recours au guérisseur. Chaque village a le sien, spécialisé dans les brûlures, les verrues ou les entorses, soignant indifféremment bêtes et hommes, le cas échéant, par téléphone. Pour en savoir plus sur cette pratique antérieure au christianisme, qui a survécu au modernisme et est même plutôt bien tolérée par le corps hospitalier, Louis Mouchet s’est immiscé dans l’intimité de quelques-uns de ces hommes et de ces femmes qui ont « le don » de guérir, afin d’observer ce qui se passe quand on « fait le secret ».
LUNDI 17 MARS de 14h30 à 18h30 Au Musée de l’Homme
Faits et méfaits du tourisme
The Most Admired Man – (Chine, 2002)
Julia Berg (Allemagne)
Vidéo – couleur – 29’ – Commentaire et sous-titres anglais
Production et Distribution : Granada Centre for Visual Anthropology ; tél. : 44 275 3999 ; fax : 44 161 275 3970 ; e-mail : granada.centre@man.ac.uk
Qu’est-ce qui attire autant de touristes occidentaux à Baisha, petite ville inconnue dans le nord du Lijiang ? Les fameuses fresques de son temple ? Non, le docteur Ho, « le médecin taoïste des montagnes du dragon de jade ». Il a une bonne tête de père chinois, une belle barbe blanche, il est posé, sage, serein… Cette description d’une jeune Française suffit pour comprendre pourquoi le docteur Ho, dont les compétences laissent plus que sceptiques ses compatriotes, a acquis une renommée internationale : il symbolise à lui seul la « Chine authentique ». Au fil de ce documentaire un tantinet irrévérencieux, révélant un tyran domestique imbu de lui-même, l’on découvre pourtant chez le docteur Ho un trésor insoupçonnable : son épouse.
Chambre d’hôtes dans le Sahel – (Burkina Faso, 2001)
Christian Lallier (France)
Vidéo – couleur – 59’ - Commentaire et sous-titres français
Production : Gédéon programmes ; Hélène Marteau ; tél. : 33 1 55 25 59 24 ; fax : 33 1 55 25 59 00 ; e-mail : hmarteau@gedeonprogrammes.com
Distribution : Terranoa ; tél. : 33 1 55 25 59 43 ; fax 33 1 55 25 59 00 ; e-mail : eledenmat@terranoa.com
À Koïrezena, dans le nord du Burkina Faso, la crise économique fait rage. Pour créer un nouveau dynamisme et lutter contre l’exode, le village décide de se lancer dans le tourisme rural. Mais comment interpréter les attentes du voyageur occidental lorsqu’on habite les arides plateaux sahéliens ? À partir de cette interrogation, ce film suit les différentes étapes de la fabrication d’un territoire touristique, de la définition du concept à la formation des cuisinières, de la construction du campement provisoire à la mise en scène des activités artisanales, de l’arrivée des premiers touristes à la confrontation des attentes des uns et des autres. Un grand changement est en cours à Koïrezena, pour le meilleur ou pour le pire ?
Viens voir ma boutique – (Sénégal, 2002)
Daisy Lamothe (France)
Vidéo – couleur – 52’ – Dialogues et sous-titres français
Production : Agora Films ; tél. : 33 1 53 72 85 85 ; fax : 33 1 53 72 85 86 ; e-mail : agora@agorafilms.com
Il est un marché que ne mentionne aucun guide, celui des jeunes filles de l’île de Gorée, lieu-symbole de la traite des esclaves vers l’Amérique. À travers la chronique de la vie de leur marché et le portrait de ces jeunes filles débordantes d’humour se dessine une géographie où les frontières entre riches et pauvres prennent des allures de marchandages dérisoires pour les uns, essentiels pour les autres. Car l’énergie que Nina Ricci, Catherine Deneuve, Laetitia Casta ou Claudia Schiffer – comme elles aiment à se surnommer pour mieux retenir l’attention des touristes – déploient pour leur vendre n’importe quelle babiole est à la mesure de leur dénuement. Un dénuement qui se devine, derrière la bonne humeur apparente, à un silence soudain ou à un regard qui se voile.
LUNDI 17 MARS à 20h30  Au Musée de l’Homme
Musique de l’âme, musique passion
Prélude pour orgue – (France, 2002)
Pierre Hanau (France)
Vidéo – couleur – 52’ – Version française
Production et Distribution : Alif Productions ; tél. : 33 1 56 08 32 00 ; fax : 33 1 56 08 32 01 ; e-mail : alif.productions@wanadoo.fr
Dans le bruissement des outils et des machines, au rythme des mains qui façonnent, des voix qui interrogent et qui expliquent, un orgue, destiné à l’église de Suippes, dans la Marne, prend forme. Pendant plus d’un an, Pierre Hanau a assisté à la naissance de cet instrument monumental, dans l’atelier de Rémy Mahler, jusqu’au moment tant attendu où, dans l’église, le facteur d’orgue harmonise seul les milliers de tuyaux de sa machine et que s’accomplit le miracle : la naissance du son musical. Plus que son savoir-faire, ce que Rémy Mahler transmet à son équipe d’artisans et d’apprentis, c’est un goût exigeant de la perfection et la quête de l’absolu.
Zakhmehaye Eshgh - Plectrums of Love – (Iran, 2002)
Majid Hamidiani et Amir Hossein Zamankhani (Iran)
Vidéo – couleur – 20’ - Sous-titres anglais
Production et Distribution : Majid Hamidiani ; tél. et fax : 33 3 20 51 27 52 ; e-mail : majid.hamidian@wanadoo.fr
C’est un vieil homme, un paysan qui, toute sa vie a cultivé la terre quelque part en Iran. Une vie marquée par les épreuves. Quinze enfants, tous sont morts. Le reste, il ne le dit pas, mais ses silences le laissent supposer. Une vie dure, pourtant transcendée par l’amour qui l’illumine quand il joue de son dotar, le luth traditionnel, et qui lui inspire ces mots : « Celui qui aime n’a pas besoin du paradis, la terre de sa tombe vaut tous les paradis. » Il y renonça pourtant durant quinze ans, sur l’injonction d’un mollah qui lui fit croire que jouer de la musique était un péché.
Rendez-vous u SarkamenuRendez-vous à Sharkamen – (Yougoslavie, 2001)
Vladimir Perovic (Yougoslavie)
Vidéo – couleur – 8’ – Sous-titres anglais
Production et Distribution : BK Telekom ; tél. : 381 11 301 35 13 ; fax : 381 11 301 35 12 ; e-mail : dokument@bktv.com
À Sharkamen, les gestes du quotidien ont quelque chose d’éternel. Un jour, pourtant, la sérénité de ce hameau de Serbie orientale, presque oublié du temps, oublié du monde, est brisée par les vrombissements d’une voiture rutilante. Trois hommes en surgissent pour enregistrer un chant, celui qu’entonnent sept vieilles femmes, avec, pour seul public, ces hommes derrière leur matériel ultra perfectionné. Professionnels, méthodiques, ils vérifient la qualité de l’enregistrement, mais écoutent-ils ce qu’ils entendent ? Savent-ils seulement que ce chant est peut-être le plus beau de toute la Serbie ? Voleurs des temps modernes, ils repartent sans qu’aucun regard, aucun mot, n’ait été échangé, les voix sublimes emprisonnées quelque part au fond d’un ordinateur. L’âme du chant, elle, est restée à Sharkamen.
Stambali – (Tunisie, 2000)
Nawfel Saheb-Ettaba (Tunisie)
35 mm – couleur – 52’ – Commentaires et sous-titres français
Production et Distribution : Stratus Films ; tél. : 216 71 720 980 ; fax : 216 71 720 844 , e-mail :nawfel_se@yahoo.fr

Introduit en Tunisie par d’anciens esclaves subsahariens, le stambali est un culte voué à l’adoration des esprits qui seraient à l’origine des maladies et des souffrances. Pour conjurer leur malédiction et apaiser leur colère, des rituels sont célébrés, telle la zaria de Sidi Saâd, un pèlerinage de trois jours auquel ce film nous invite, au rythme du gûmbri et des chkackek, des danses et des transes, qui marquent les différentes étapes de cette célébration. Si la zaria permet aux officiants, des guérisseurs appelés arifa, de se ressourcer, de consolider leurs liens avec les esprits et de puiser l’énergie nécessaire à leur pratique, au-delà de son caractère sacré, c’est aussi un moment de fête et de retrouvailles.

MARDI 18 MARS de 10h à 13h  Au Musée de l’Homme
Musiques d’Afrique et « showbiz » à l’américaine
Bamako is a Miracle – (Mali, 2002)
Samuel Chalard (Suisse) - Arnaud Robert (Suisse) - Maurice Engler (Suisse)
Vidéo – couleur – 53’ – Dialogues français et anglais, sous-titres français
Production et Distribution : Afro blue ; tél. : 41 76 578 63 87 ; e-mail : sachala@bluewin.ch
Samuel Chalard a suivi pas à pas, au Mali, l’enregistrement d’un disque de Roswell Rudd, tromboniste légendaire du jazz new-yorkais, et de Toumani Diabaté, jeune prodige de la kora mandingue. À travers l’odyssée de cet enregistrement se joue toute l’aventure des rencontres métissées et se révèlent les inéluctables conflits entre la productrice Verna Gillis et les musiciens africains, entre deux cultures que tout oppose, mais, quand elles convergent, la magie opère à plein. Un film inédit, qui montre combien la création musicale tient du jeu de funambule, et qui dévoile aussi les coulisses d’une démarche fusionnelle. Fusionnelle jusqu’à un certain point, car l’album qui devait s’intituler « Rosmni » sort sous le nom de Roswell Rudd’s malicool, et Toumani Diabaté n’y apparaît plus que comme un invité spécial.
Le Do qui danse – (Côte d’Ivoire, 2002)
Idrissa Diabaté (Côte d’Ivoire)
Vidéo – couleur – 52’ - Dialogues et commentaires français
Production et Distribution : Dja-comm Production ; Idrissa Diabaté ; tél.et fax : 225 22 47 64 75 ; e-mail : mdiabissa@africaonline.co.ci
Organiste et pianiste virtuose, perfectionniste infatigable, pédagogue sensible, compagnon des grandes figures du jazz, l’Ivoirien Cheikh Smith fut un artiste aux talents multiples, capable de faire danser, chanter ou pleurer le do. Entre une répétition avec son orchestre et un concert, des interviews et une séance d’enseignement à l’école de musique d’Abidjan, c’est toute l’âme de Cheikh Smith que l’on voit s’épanouir, ouverte à toutes les voies et les voix musicales : traditionnelle, classique ou jazz, c’est toute sa quête que l’on découvre, placée sous le signe du dialogue. L’épopée de cet artiste hors du commun prit fin dans un accident en 1998.
MARDI 18 MARS de 14h30 à 18h30 Au Musée de l’Homme
Cuivres et violons pour fêtes délirantes
FasankyMoravian Carnival – (République Tchèque, 2002)
Petr Hajn (République Tchèque)
Vidéo – couleur – 57’ - Sous-titres anglais
Production : Czech Television ; Kamila Gabrissova; tél. : 420 54 21 32 238 ; fax : 420 26 12 11 354 ; e-mail : Kamila.Gabrissova@czech-tv.cz
Dans le village de Strání, niché aux confins de la Moravie, à deux pas de la frontière slovaque, l’on chante et l’on joue de la musique, en toutes circonstances, toutes générations confondues. Ce film nous invite à découvrir, au fil des saisons, la vie de ce village rural, à travers sa musique folklorique extraordinairement vivante et surtout son carnaval, le Fasanky, la fête la plus importante de l’année dont les chants et les danses se transmettent depuis des générations.
JPP Ja Pelimannisveugin Lumo - JPP the Incredible Finn Band – (Finlande, 2002)
Mirja Metsola (Finlande)
Vidéo – couleur – 58’ – Commentaires et sous-titres anglais
Distribution : YLE Export ; tél. : 358 9 1480 2889 ; fax : 358 9 143 313 ; e-mail : seija.liuhto@yle.fi
Depuis plus de vingt ans, le groupe Järvelän PikkuPelimannit est une des têtes de pont du renouveau culturel finnois. Mais s’il perpétue les traditions musicales de la région de Kaustinen, dans l’ouest de la Finlande, loin de s’enfermer dans une approche passéiste, il les renouvelle car, pour les musiciens du groupe, profondément attachés à leurs racines, tout est possible : influence du jazz, de la pop, du reggae…